les objectifs poursuivis par la CFE CGC

Dans nos CCI, nous sommes nombreux à l’avoir adopté depuis les épisodes de confinement. Le télétravail a prouvé son efficacité, alors comment le faire évoluer ? Un nouvel accord se négocie actuellement…
Dans le cadre des négociations en cours, la CFE-CGC réseau CCI défend plusieurs objectifs. Tout d’abord, faciliter le recours au télétravail en apportant davantage de souplesse et en favorisant l’égalité de traitement, pour que toutes les formes de télétravail ouvrent droit à indemnisation. Ensuite, obtenir que le télétravail régulier passe d’un jour fixe par semaine inscrit dans un avenant au contrat de travail, à une enveloppe de 90 jours/an par accord entre les parties.
Pour ce qui concerne le télétravail occasionnel, principalement mis en place à l’initiative du salarié, pour des besoins très occasionnels, la CFE-CGC défend l’idée d’une enveloppe de 20 jours/an mise à disposition du salarié, qu’il peut mobiliser quand cela lui est nécessaire, ou pas. Déjà expérimentée dans les CCI des Hauts de France, la formule donne satisfaction.
Par ailleurs, pour toujours pour plus de souplesse au bénéfice des salariés, la CFE-CGC entend introduire un droit à télétravail exceptionnel, inhabituel imprévu ou urgent (directive publique, situation météo, fermeture d’un site pour travaux, etc.).
« Nous visons également à ce que les possibilités de télétravail soient désormais examinées non plus poste par poste tel que cela est fait aujourd’hui, mais tâche par tâche, souligne Fabrice Kaluzny, président de la CFE-CGC réseau CCI. Ainsi un poste peut être partiellement télétravaillable, ce qui élargit les publics pouvant y accéder, notamment les enseignants. Ces derniers ont des horaires de face à face pédagogiques, mais aussi de nombreux temps administratif, de préparation, de correction etc… qui peuvent être télétravaillés. En outre, pour nous, le manager qui ne donne pas suite à une demande de télétravail devra aussi motiver expressément son refus ».
Dans le cadre des négociations, La CFE CGC a insisté pour que soient prises en compte favorablement les situations particulières : handicap, aidant familial, grossesse. Celles-ci ouvrant droit à de 10 jours de télétravail supplémentaires. D’autres situations particulières peuvent ouvrir droit à ces 10 jours télétravaillables, après avis de la RH (par exemple une situation familiale devenue complexe), ou en cas d’accord préexistant, tel l’accord « sénior ».
Avec la mise en œuvre du nouvel accord, des mesures d’accompagnement au déploiement du télétravail seront en outre renforcées. Enfin, la CFE CGC est toujours soucieuse de l’indispensable équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle. C’est pourquoi elle est restée très attentive au droit à la déconnexion, indissociablement lié au télétravail pour que chacun ne voit pas ses objectifs et ses journées se rallonger avec un empiètement sur sa vie personnelle.


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