La CFE-CGC défend l’ensemble des salariés. Elle refuse d’exclure qui que ce soit des augmentations annuelles et en particulier les cadres.

Ainsi depuis l’élection des CSE, elle refuse une année blanche sans augmentation. Contrairement à ce qui a été fait et accepté par la CFDT à la Commission Paritaire Nationale (CPN) pendant douze ans, de 2010 à 2022… Verser des larmes de crocodile pour justifier un refus de signer 0,8 quand on a accepté 0 pendant 12 ans, chacun appréciera.

L’augmentation générale a pour objet de maintenir le pouvoir d’achat de chacun. L’augmentation limitée à 0,8 % pour l’ensemble des salariés et agents publics ne permet pas de faire face à l’inflation et est insuffisante. C’est pourquoi la CFE-CGC demande depuis le début des négociations une augmentation plus substantielle, tout en étant réaliste. Cependant la direction n’accepte pas !

Reste que la CFE-CGC est déterminée à ne pas priver les salariés d’une augmentation, même infime. Et avec 0,4 % d’augmentation au choix, la CFE- CGC a exigé et obtenu – avec le soutien de l’intersyndicale – que soient fixés des critères objectifs. Tant pour les augmentations au choix que pour les primes individuelles : conformément aux dispositions du statut, notamment lors d’acquisition de compétences (formation) ou de nouvelles tâches.

Quant aux dispositifs de primes existants en région et prévus par le statut, l’accord NAO se borne à souligner les exigences de transparence et – ici encore – d’objectivité d’attribution, sans prévoir de pourcentage donc d’obligation d’accorder des primes. Mais pour nous – et c’est inscrit dans l’accord – l’obligation de l’employeur porte sur l’augmentation générale et des augmentations pérennes de salaire !

Par ailleurs, La CFE-CGC a obtenu que 2025 marque la fin du « rattrapage » des années de blocage pour ceux qui n’ont pu encore en bénéficier : soit environ 1 000 agents ou salariés, avec rétroactivité au 1er janvier 2024. Nous vous invitons à être vigilants et à vérifier si vous ne rentrez pas dans la liste des collaborateurs devant être rattrapés…

À ces augmentations s’ajoutent les 5 points d’expérience par an pour les statutaires. Tant que l’accord national sur les rémunérations n’est pas signé, les salariés de droit privé se voient appliquer les règles du statut.

Autre point important : tous les salariés qui n’ont pas eu d’augmentation individuelle depuis 3 ans seront nommément identifiés. Si les montants sont encore insuffisants, il faut toutefois noter ce qui a bougé : les principes d’égalité de traitement, de transparence, et l’information du CSE de façon détaillée par niveau indiciaire, par sexe, par âge, par ancienneté.

Depuis 3 ans, La CFE-CGC demande que les augmentations au choix permettent de tendre vers une réelle égalité femmes-hommes, qui… n’est pas acquise à ce jour.

Mais aussi que les négociations des tickets-restaurant soient menées au niveau régional : ce que nous avons obtenu déjà l’année dernière.

Depuis 2 ans La CFE-CGC demande aussi que soit possible la mise en place d’une prime mobilité durable. En effet, en secteur urbain existe la prise en charge d’une partie du coût d’abonnement aux transports en commun. Alors qu’en secteur rural, faute d’existence de ceux-ci, l’employeur ne peut tout simplement pas participer au coût du transport. Le droit à un environnement sain et le changement climatique nous imposent cette évolution.

Compte tenu de ces avancées, et malgré l’insuffisance de l’augmentation générale, la CFC-CGC a donc décidé de signer l’accord NAO 2025.

Les organisations syndicales prennent leur responsabilité individuellement et en conséquence, il faut le savoir : seul un accord majoritaire sera applicable.

En clair, ne pas signer, c’est ouvrir la porte aux inégalités, à une année blanche sans augmentation, ou à une décision discrétionnaire de l’employeur, CCI France pouvant décider de ne rien faire (0+0= 0) ou de consacrer le montant qu’elle souhaitera aux seules augmentations au choix…

Voilà pourquoi nous avons fait le choix de signer l’accord et nous appelons nos partenaires de l’intersyndicale à éviter ces conséquences !

Nous demandons aussi à la direction de débuter les négociations NAO 2025  dès juin prochain, pour éviter – une année encore – un décalage d’application des accords dont les salariés sont les victimes.

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cfe-cgc réseau CCI

Agents de maîtrise et cadres représentent plus de 80% des agents et salariés des CCI. Syndicat représentatif des CCI en France, la CFE-CGC réseau CCI défend leurs droits et les fait progresser.

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