L’actu

  • Projet de loi de finance : plus que jamais, mobilisons-nous !

    Une première manche a été gagnée par le réseau CCI, avec l’adoption de l’amendement rétablissant l’engagement pluri annuel de l’Etat de prélèvement sur fonds de roulement (20M€ en 2026). Ceci en lieu et place de la baisse de 175 M€ de la ressource fiscale, inscrite initialement au Projet de Loi de Finance (PLF) 2026.

    Moins 175 M€ de recettes fiscales, cela signifie tout simplement la mort du réseau CCI : c’est moins 3 000 emplois, c’est un plan social sans aucun financement, c’est 66 % des CCI qui ne peuvent plus équilibrer leur budget… L’heure est réellement grave : d’ailleurs, plusieurs AG de CCI ont déjà pris une délibération de démission collective si la taxe est baissée.

    L’éventuel rapprochement avec les Chambres de Métiers serait très loin de générer une telle économie (et encore, à terme : pas dans l’immédiat).

    Il s’agit donc ni plus ni moins de votre avenir et de votre emploi qui se joue ces mois-ci… Les CCI sont les acteurs économiques du « premier et du dernier kilomètre », par leur présence partout en France. Ce sont dans les territoires les principaux formateurs, les principaux gestionnaires d’infrastructures économiques de proximité permettant de maintenir l’attractivité des villes. Mais aussi les principaux animateurs économiques et conseils aux PME et au tissu économique local. Peut-on raisonnablement laisser asphyxier et faire disparaître un tel outil au service de notre pays ? Non !

    Le Sénat va maintenant étudier le PLF : il faut convaincre tous les sénateurs, alors que l’Assemblée Nationale va procéder à un vote solennel dans quelques jours à peine : le 4 novembre.

    Alors, avec la CFE CGC mobilisez-vous maintenant ! Contactez tous vos parlementaires. Pour cela, des documents supports sont disponibles : il vous suffit de nous les réclamer par mail à cfecgc.cci@gmail.com. Que ce soit dans les associations, les manifestations locales, à leur permanence parlementaire, via des amis ou des connaissances, allez les voir : il est essentiel qu’ils ressentent la mobilisation de tout le réseau CCI, de façon unitaire. Vous pouvez faire la démarche collectivement, en groupe ou individuellement. Pour votre avenir, agissez. Maintenant !

  • Le 18 septembre, faites entendre votre voix !

    En écho au préavis de grève lancé par l’intersyndicale nationale CFDT – CGT – FO – CFE-CGC – CFTC – UNSA – Solidaires – FSU le 29 Août 2025, le syndicat CFE-CGC Réseau Consulaire, représentatif au sein des CCI a déposé, conformément aux articles L 2511-1 et suivants du Code du travail, un préavis de grève qui couvre tous les personnels des CCI et de leurs filiales.

    Ce préavis concerne la journée du jeudi 18 septembre 2025 (de 0h à 24h) et il est reconductible, au motif du Projet de Budget 2026 du Gouvernement, faisant porter l’essentiel des efforts sur ceux qui travaillent : jours fériés supprimés, réforme de l’assurance chômage, etc.

    En dehors de la Grève, il existe de nombreuses formes de mobilisation possible pour se faire entendre…

    La première, prendre contact avec un interlocuteur élu au CSE ou syndiqué pour lui faire part régulièrement des points positifs et de ceux restant à améliorer.

    En vous faisant connaitre auprès d’un de nos Délégués Syndicaux Nationaux CFE CGC, vous pouvez dès maintenant vous familiariser avec les notions de dialogue social et faire connaitre vos besoins ou avis pour qu’ils soient portés auprès de votre employeur si vous le souhaitez.

    La deuxième, consiste à soutenir l’action du syndicat de son choix par le versement d’une cotisation (10€/mois ouvrant droit a un crédit d’impôt de 66%, soit 40€ net par an). En effet, le faible taux de syndicalisation en France porte préjudice aux négociateurs des accords avec les employeurs. Mais le soutien peut aussi se fairetous les jours en direct en envoyant des retours positifs a ceux qui donnent de leur temps bénévolement pour l’intérêt général.

    Dans 9 mois auront lieu les prochaines élections des représentants du personnel.Nous avons besoin de vous et nous saurons vous accueillir et respecter votre point de vue et faire valoir vos idées. De nombreuses places sont disponibles partout en France!

    FAITES ENTENDRE VOTRE VOIX ET REDONNEZ DE LA FORCE

    AUX CORPS INTERMÉDIAIRES, AUX CCI ET AUX SYNDICATS

  • NAO 2025 : pourquoi la CFE-CGC prend ses responsabilités et signe l’accord

    La CFE-CGC défend l’ensemble des salariés. Elle refuse d’exclure qui que ce soit des augmentations annuelles et en particulier les cadres.

    Ainsi depuis l’élection des CSE, elle refuse une année blanche sans augmentation. Contrairement à ce qui a été fait et accepté par la CFDT à la Commission Paritaire Nationale (CPN) pendant douze ans, de 2010 à 2022… Verser des larmes de crocodile pour justifier un refus de signer 0,8 quand on a accepté 0 pendant 12 ans, chacun appréciera.

    L’augmentation générale a pour objet de maintenir le pouvoir d’achat de chacun. L’augmentation limitée à 0,8 % pour l’ensemble des salariés et agents publics ne permet pas de faire face à l’inflation et est insuffisante. C’est pourquoi la CFE-CGC demande depuis le début des négociations une augmentation plus substantielle, tout en étant réaliste. Cependant la direction n’accepte pas !

    Reste que la CFE-CGC est déterminée à ne pas priver les salariés d’une augmentation, même infime. Et avec 0,4 % d’augmentation au choix, la CFE- CGC a exigé et obtenu – avec le soutien de l’intersyndicale – que soient fixés des critères objectifs. Tant pour les augmentations au choix que pour les primes individuelles : conformément aux dispositions du statut, notamment lors d’acquisition de compétences (formation) ou de nouvelles tâches.

    Quant aux dispositifs de primes existants en région et prévus par le statut, l’accord NAO se borne à souligner les exigences de transparence et – ici encore – d’objectivité d’attribution, sans prévoir de pourcentage donc d’obligation d’accorder des primes. Mais pour nous – et c’est inscrit dans l’accord – l’obligation de l’employeur porte sur l’augmentation générale et des augmentations pérennes de salaire !

    Par ailleurs, La CFE-CGC a obtenu que 2025 marque la fin du « rattrapage » des années de blocage pour ceux qui n’ont pu encore en bénéficier : soit environ 1 000 agents ou salariés, avec rétroactivité au 1er janvier 2024. Nous vous invitons à être vigilants et à vérifier si vous ne rentrez pas dans la liste des collaborateurs devant être rattrapés…

    À ces augmentations s’ajoutent les 5 points d’expérience par an pour les statutaires. Tant que l’accord national sur les rémunérations n’est pas signé, les salariés de droit privé se voient appliquer les règles du statut.

    Autre point important : tous les salariés qui n’ont pas eu d’augmentation individuelle depuis 3 ans seront nommément identifiés. Si les montants sont encore insuffisants, il faut toutefois noter ce qui a bougé : les principes d’égalité de traitement, de transparence, et l’information du CSE de façon détaillée par niveau indiciaire, par sexe, par âge, par ancienneté.

    Depuis 3 ans, La CFE-CGC demande que les augmentations au choix permettent de tendre vers une réelle égalité femmes-hommes, qui… n’est pas acquise à ce jour.

    Mais aussi que les négociations des tickets-restaurant soient menées au niveau régional : ce que nous avons obtenu déjà l’année dernière.

    Depuis 2 ans La CFE-CGC demande aussi que soit possible la mise en place d’une prime mobilité durable. En effet, en secteur urbain existe la prise en charge d’une partie du coût d’abonnement aux transports en commun. Alors qu’en secteur rural, faute d’existence de ceux-ci, l’employeur ne peut tout simplement pas participer au coût du transport. Le droit à un environnement sain et le changement climatique nous imposent cette évolution.

    Compte tenu de ces avancées, et malgré l’insuffisance de l’augmentation générale, la CFC-CGC a donc décidé de signer l’accord NAO 2025.

    Les organisations syndicales prennent leur responsabilité individuellement et en conséquence, il faut le savoir : seul un accord majoritaire sera applicable.

    En clair, ne pas signer, c’est ouvrir la porte aux inégalités, à une année blanche sans augmentation, ou à une décision discrétionnaire de l’employeur, CCI France pouvant décider de ne rien faire (0+0= 0) ou de consacrer le montant qu’elle souhaitera aux seules augmentations au choix…

    Voilà pourquoi nous avons fait le choix de signer l’accord et nous appelons nos partenaires de l’intersyndicale à éviter ces conséquences !

    Nous demandons aussi à la direction de débuter les négociations NAO 2025  dès juin prochain, pour éviter – une année encore – un décalage d’application des accords dont les salariés sont les victimes.

  • Comparatif : statut et privé…

    Laurent Chaigne (CCI Alsace Eurométropole, membre du conseil d’administration CFE-CGC CCI réseau CCI) a établi ce comparatif, qui présente de manière synthétique les différences entre les dispositions de la convention collective et celles du statut.

  • 2 ans de mandat et de NAO : le premier bilan…

    La donne a changé, en deux années… Focus sur ce qui a été obtenu par la CFE-CGC et l’intersyndicale.

    Pour la première fois, l’intersyndicale avec la CFE CGC sont majoritaires au niveau national.  Cela se traduit pour vous par de profonds changements :

    Depuis 2022, la valeur du point a été débloquée, ce qui n’était pas arrivé depuis… plus de 12 ans. En clair, cela signifie enfin un minimum d’augmentation annuelle, pour tous.   

    La CFE CGC et l’intersyndicale ont refusé – contrairement à d’autres – de signer une première convention collective sans aucune protection pour les salariés de droit privé et des pertes lourdes pour les statutaires. Si nous n’avions pas été majoritaires, cette convention s’appliquerai aujourd’hui au détriment de tous…   

    La CFE CGC a permis que la « période transitoire » d’alignement des droits sur le statut soit poursuivie au-delà de la signature de la convention collective, jusqu’à l’adoption des accords thématiques nationaux qui visent à fixer des droits les meilleurs et identiques pour tous.   

    La CFE CGC et l’intersyndicale se sont mobilisées en appui à CCI France une première fois il y a 2 ans et à nouveau en cette fin d’année pour convaincre les parlementaires de ne pas réduire de 40 millions d’euros la recette fiscale au profit des CCI. 

    La CFE CGC défend inlassablement les intérêts de tous les salariés de droit privés ou agents publics des CCI. Elle ne laisse personne de coté, car nous sommes ensemble engagés dans notre réseau. 

  • Pourquoi un nouvel accord télétravail ?

    les objectifs poursuivis par la CFE CGC

    Dans nos CCI, nous sommes nombreux à l’avoir adopté depuis les épisodes de confinement. Le télétravail a prouvé son efficacité, alors comment le faire évoluer ? Un nouvel accord se négocie actuellement…

    Dans le cadre des négociations en cours, la CFE-CGC réseau CCI défend plusieurs objectifs. Tout d’abord, faciliter le recours au télétravail en apportant davantage de souplesse et en favorisant l’égalité de traitement, pour que toutes les formes de télétravail ouvrent droit à indemnisation. Ensuite, obtenir que le télétravail régulier passe d’un jour fixe par semaine inscrit dans un avenant au contrat de travail, à une enveloppe de 90 jours/an par accord entre les parties.

    Pour ce qui concerne le télétravail occasionnel, principalement mis en place à l’initiative du salarié, pour des besoins très occasionnels, la CFE-CGC défend l’idée d’une enveloppe de 20 jours/an mise à disposition du salarié, qu’il peut mobiliser quand cela lui est nécessaire, ou pas. Déjà expérimentée dans les CCI des Hauts de France, la formule donne satisfaction. 

    Par ailleurs, pour toujours pour plus de souplesse au bénéfice des salariés, la CFE-CGC entend introduire un droit à télétravail exceptionnel, inhabituel imprévu ou urgent (directive publique, situation météo, fermeture d’un site pour travaux, etc.).

    « Nous visons également à ce que les possibilités de télétravail soient désormais examinées non plus poste par poste tel que cela est fait aujourd’hui, mais tâche par tâche, souligne Fabrice Kaluzny, président de la CFE-CGC réseau CCI. Ainsi un poste peut être partiellement télétravaillable, ce qui élargit les publics pouvant y accéder, notamment les enseignants. Ces derniers ont des horaires de face à face pédagogiques, mais aussi de nombreux temps administratif, de préparation, de correction etc… qui peuvent être télétravaillés. En outre, pour nous, le manager qui ne donne pas suite à une demande de télétravail devra aussi motiver expressément son refus ». 

    Dans le cadre des négociations, La CFE CGC a insisté pour que soient prises en compte favorablement les situations particulières : handicap, aidant familial, grossesse. Celles-ci ouvrant droit à de 10 jours de télétravail supplémentaires. D’autres situations particulières peuvent ouvrir droit à ces 10 jours télétravaillables, après avis de la RH (par exemple une situation familiale devenue complexe), ou en cas d’accord préexistant, tel l’accord « sénior ».

    Avec la mise en œuvre du nouvel accord, des mesures d’accompagnement au déploiement du télétravail seront en outre renforcées. Enfin, la CFE CGC est toujours soucieuse de l’indispensable équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle. C’est pourquoi elle est restée très attentive au droit à la déconnexion, indissociablement lié au télétravail pour que chacun ne voit pas ses objectifs et ses journées se rallonger avec un empiètement sur sa vie personnelle.

  • Florina Calais, nouvelle représentante syndicale à CCI France

    Ayant rejoint l’équipe de la CFE-CGC réseau CCI depuis avril 2024, elle sera une nouvelle voix pour défendre les intérêts des salariés.

    Salariée de CCI France depuis 5 ans, Florina est basée à Levallois-Perret. « Je suis chef de projet sur la Web Factory. C’est une « usine à sites » sous la forme d’une plateforme web à disposition des CCI du réseau, qui leur facilite la création, la mise en ligne et la mise à jour de sites internet dans tous les domaines, y compris pour leur site-vitrine institutionnel. Avec mon équipe resserrée – 3 personnes dont moi – nous en sommes déjà à 150 sites en ligne aujourd’hui », précise Florina.

    La représentation syndicale, c’est un domaine que Florina connaît bien et qu’elle complète donc aujourd’hui avec la CFE-CGC : « J’ai déjà eu une expérience syndicale dans le cadre de mon emploi précédent, au sein d’une entreprise parapublique évoluant dans le tourisme. J’étais déléguée du personnel, mais pour une autre organisation syndicale que la CFE-CGC, que j’ai rejointe depuis mon intégration à CCI France.

    Comment Florina aborde-t-elle son rôle de représentante de section syndicale CFE-CGC à CCI France ? « Dans ce cadre, ma fonction, c’est de représenter les adhérents et leurs intérêts, les accompagner dans toutes les problématiques qu’ils peuvent rencontrer dans le cadre de leur activité professionnelle et faire entendre leurs réclamations. Pour cela, je travaille en collaboration étroite avec Fabrice Kaluzny, le président et les autres élus de CFE-CGC du réseau CCI.

    Ses priorités : tout d’abord, faire de la remontée de terrain. « Je veux contribuer à étendre le dialogue social, à faire respecter les droits des salariés et le code du travail… Ce qui – force est de le constater – n’est pas toujours simple dans l’environnement consulaire ! Bref, faire entendre une voix et porter les besoins, les attentes. Nous sommes dans une période où il faut se battre pour ne pas laisser régresser davantage les acquis sociaux. Les retraites en sont un exemple, mais n’en sont qu’une partie… Autre illustration : les congés, pris de plus en plus souvent uniquement sur des dates choisies et imposés par la direction, avec peu ou pas de concertation. La convergence des forces syndicales permettra de peser sur ce type de dossiers… Mais pour ça, il nous faut plus d’adhérents : j’appelle chacun d’entre vous à nous rejoindre ! ».

    Contact/ CFE-CGC.CCIF@ccifrance.fr   –    f.calais@ccifrance.fr

  • François Hommeril (CFE-CGC) : « Il va falloir trouver une réponse à la baisse du pouvoir d’achat ! »

    Le président de la CFE-CGC était l’invité de l’émission Ecorama du 19 juin 2024, présentée par David Jacquot sur Boursorama.com. Il a notamment donné son point de vue sur la prise de position de la CGT en faveur du Nouveau Front populaire, l’instabilité politique, l’augmentation du Smic et l’abrogation de la réforme des retraites. Une interview à découvrir en vidéo ici

  • Assurance-chômage : l’éxécutif doit renoncer à sa réforme

    Le gouvernement a décidé de mener une 5e réforme de l’assurance chômage, dont l’objectif affiché serait l’atteinte du « plein emploi ».

    Ces mesures poursuivent la logique de baisse brutale des droits entamée en 2019 par l’exécutif qui n’a eu de cesse de durcir les règles d’indemnisations des demandeurs d’emploi :

    • réforme du calcul du salaire journalier de référence,
    • passage de 4 à 6 mois de la durée de cotisation nécessaire pour l’ouverture de droits,
    • application d’un coefficient réducteur sur la durée maximale d’indemnisation via le mécanisme de contracyclicité,
    • dégressivité de l’allocation pour les « hauts revenus » à partir du 7ème mois…

    Toutes ces réformes ont entraîné des conséquences directes et graves pour les personnes privées d’emploi, tant sur le montant des allocations (-17%), que sur la durée moyenne d’indemnisation (-25%), et une baisse du nombre des personnes percevant une indemnité par rapport au nombre d’inscrites (seulement 38% le sont).

    Et pour quel résultat ? Le taux de chômage a certes baissé dans un premier temps, comme dans les autres pays de l’Union européenne, la France bénéficiant tout comme ses voisins d’un rebond de l’économie mondiale post crise Covid, mais celui-ci repart de nouveau à la hausse, avec une augmentation des plans de licenciements. Et la plupart des projections (Banque de France, OCDE..) s’accordent à dire qu’il va continuer d’augmenter au cours de l’année, passant la barre des 8%.

    L’impact positif sur l’emploi des précédentes réformes n’ayant pas été prouvé, il aurait été logique de ne pas poursuivre en ce sens et de mettre l’accent sur une amélioration des conditions de travail et des qualifications.

    Ce n’est pas le choix opéré par le gouvernement, les dispositions présentées s’inscrivent exactement dans la même logique que les précédentes, avec une augmentation de la durée d’affiliation, passant de 6 à 8 mois sur une durée de référence qui elle passe de 24 à 20 mois, ainsi qu’une réduction de la durée maximale d’indemnisation passant de 18 à 15 mois pour les moins de 57 ans et de 27 à 22.5 mois pour les plus de 57 ans.En résumé, cette réforme cible ce qu’il reste des indemnisé.es, en raccourcissant la durée générale, et pourrait exclure de tout droit particulièrement des jeunes, des seniors, des femmes à temps partiels…

    Sans fournir d’études d’impact, le gouvernement opère une réforme financière, annonçant 3,6 milliards €/an. Les travaux autrement sérieux de l’UNEDIC montrent qu’il s’agirait en réalité de 4 à 5,4 milliards par an. Au total, un quart des allocations assurance chômage serait supprimé depuis le début des réformes.

    Alors même que le gouvernement vient de subir un véritable désaveu aux dernières élections européennes, il est temps de renoncer à la réforme la plus inutile, la plus injuste et la plus violente jamais vue.

  • CCI France suspend les négociations sur le télétravail

    En matière de télétravail, l’intersyndicale avait clairement énoncé ses propositions :

    • Accord national limitant le pouvoir des régions
    • Elargissement des publics éligibles au télétravail, en intégrant notamment les enseignants
    • Possibilité de bénéficier jusqu’à 4 jours de télétravail par semaine
    • Elargissement du recours au télétravail pour les publics spécifiques (femmes enceintes, seniors à partir de 50 ans, personnes en situation de handicap, aidants…)
    • Maintien, au minimum, des indemnités télétravail actuelles telles que prévues au Statut.

    Après maintes tergiversations, CCI France a évoqué les réticences des employeurs à réformer le cadre du télétravail et a fini par suspendre momentanément les discussions sur le sujet. L’intersyndicale a entendu les réserves formulées et a accepté que les négociations reprennent à l’automne 2024, dans un contexte plus apaisé. Dans l’attente d’un accord, rappelons que statutaires et agents de droit privé bénéficient des dispositions statutaires sur le sujet du télétravail.

    Espérons que les Présidents des CCI entendront la nécessité de moderniser l’organisation du travail au sein du réseau et prendront la mesure des enjeux du télétravail en termes d’attractivité et d’empreinte environnementale.

cfe-cgc réseau CCI

Agents de maîtrise et cadres représentent plus de 80% des agents et salariés des CCI. Syndicat représentatif des CCI en France, la CFE-CGC réseau CCI défend leurs droits et les fait progresser.

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